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Avertissement : Le contenu de cette page est exclusivement destiné à des fins d'information générale et éducative et est rédigé par des patients, non par des médecins, des chercheurs ou d'autres spécialistes. Bien que nous nous efforcions d'offrir des informations correctes et régulièrement mises à jour, nnous ne pouvons garantir leur exhaustivité, leur exactitude ni leur adéquation à votre situation particulière.
Nous ne sommes pas qualifiés pour déterminer si un patient souffrant d’hyperacousie doit ou non subir différents tests audiologiques ; nous pensons également que cela doit être évalué au cas par cas et par un praticien expérimenté. Se fier aux informations fournies par ce site se fait à vos propres risques. En cas de doute, consultez votre médecin ou un autre professionnel de santé.
Dernière mise à jour : juillet 2026.
Cependant, nous demandons aux professionnels de santé d’évaluer les bénéfices et les risques de la tympanométrie (évaluation de l’état de l’oreille moyenne), du test de seuil d’inconfort sonore (LDL ; le niveau d’intensité le plus faible perçu comme trop fort par un patient hyperacousique) et de la mesure de la plage dynamique (différence entre le niveau en décibels du son le plus faible que le patient peut entendre et le seuil LDL).
Les résultats de ces tests influencent-ils réellement le plan de traitement? Il peut être intéressant de connaître le niveau de tolérance sonore d’un patient, mais au-delà de cela, cela modifie-t-il vraiment la prise en charge? Les informations obtenues grâce à ces tests valent-elles le risque potentiel d’aggraver les symptômes ou de provoquer une rechute?
Les tests de seuil d’inconfort sonore (LDL) ne correspondent pas toujours à la sensibilité perçue par le patient (Sheldrake et al., 2015). Parfois, un patient rapporte un niveau LDL comparable à celui de personnes ayant une audition normale (Jahn et al., 2022; Sheldrake et al., 2015). Il existe également des preuves que les résultats des tests LDL et des questionnaires sur l’hyperacousie ne sont pas toujours corrélés (Meeus et al., 2010). Rycek et al. (2025) indiquent que les LDL fournissent des informations limitées sur l’impact global et les conséquences de l’hyperacousie sur la vie et le fonctionnement du patient.
Comme certains patients sont particulièrement sensibles à l’audio électronique ou numérique (Jahn et al., 2025), le risque de rechute est plus élevé lorsqu’on utilise des écouteurs pour évaluer leur tolérance. De plus, ces tests peuvent ne pas refléter fidèlement le niveau de tolérance global du patient. Ils utilisent généralement des sons purs, et non des sons “mixtes” comme ceux rencontrés dans la vie quotidienne. Enfin, ces tests ne peuvent pas être appliqués de manière fiable chez les patients qui ne ressentent la douleur qu’avec un certain délai.
Les deux tests sont connus dans la communauté des patients atteints d’hyperacousie et d’acouphènes pour pouvoir provoquer une rechute (voir témoignages ci‑dessous). Un nouveau capteur de pression aérienne a été conçu spécifiquement pour les patients souffrant d’hyperacousie et du syndrome du muscle tenseur du tympan (Fournier et al., 2022). L’appareil lui‑même n’émet aucun son pour fonctionner, bien qu’une exposition sonore externe soit parfois nécessaire pour évaluer la réaction du patient au son. Le niveau sonore peut être choisi par le patient, réduisant ainsi le risque de provoquer une rechute.
Si une IRM est nécessaire, nous recommandons l’utilisation de modèles d’IRM “silencieux”. Selon les sources, ces IRM silencieuses produisent des niveaux sonores d'environ 80 dB, ou sont environ 26 dB (Matsuo-Hagiyama et al., 2016) à 35,8 dB (Alibek et al., 2014) moins bruyantes qu’une IRM normale.
Les questionnaires sur l’hyperacousie constituent une méthode sûre pour évaluer la sévérité de la condition chez un individu. Cependant, ces questionnaires ne reflètent pas toujours l’expérience vécue par les patients les plus gravement touchés et ne mentionnent parfois même pas la douleur (Khalfa questionnaire, par exemple). Nous encourageons le développement d’un nouveau questionnaire incluant des questions de suivi adaptées aux réponses initiales, afin de mieux refléter la sévérité et l’impact réel de l’hyperacousie chez tous les patients.
L’anamnèse (recueil des antécédents médicaux du patient) est une autre méthode sûre pour diagnostiquer l’hyperacousie. Nous recommandons de demander au patient la cause de son hyperacousie et de s’informer de sa sensibilité aux aggravations (rechutes).
On dit souvent aux patients que les tests auditifs ne sont pas suffisamment bruyants pour aggraver l’hyperacousie. Cependant, nous pensons que ce raisonnement suppose que l’hyperacousie est uniquement liée à une atteinte de l’oreille interne et ignore le fait que le système auditif des patients atteints d’hyperacousie est déjà sensible ou fragilisé. Dans certains cas, l’hyperacousie peut impliquer l’oreille moyenne plutôt que la cochlée. Nous recommandons d’informer les patients que ces tests peuvent être potentiellement nocifs, qu’ils ont le droit de décider de les passer ou non, et qu’ils doivent se sentir libres d’interrompre le test à tout moment, sans hésitation ni gêne.
Nous tenons toutefois à souligner qu’il ne nous appartient pas de juger si un patient souffrant d’hyperacousie doit ou non subir ces tests, et nous reconnaissons que leurs résultats peuvent être utiles.
Vous trouverez ci-dessous quelques témoignages de patients ayant constaté une aggravation de leurs symptômes après avoir subi certains tests.
Retour à zéro après une tympanométrie
« Après une tympanométrie et un nettoyage manuel du cérumen, je suis revenu à la case départ et le volume de la voix humaine me met sous tension, en particulier les fréquences aiguës ou sifflantes. »
Ne faites pas une tympanométrie
« Mon dernier test de tympanométrie a été extrêmement douloureux, au point que j’ai dû l’arrêter après quelques secondes. L’infirmière était surprise parce que “ce test ne provoque jamais de douleur”, et elle me regardait comme si j’étais fou. Je ne compte plus jamais le refaire si je peux l’éviter. »
« Je suis actuellement assis ici avec les oreilles douloureuses, des clics et des craquements, et un dysfonctionnement de la trompe d’Eustache qui s’est aggravé alors que j’avais réussi à le faire disparaître pendant plus d’un an. C’est maintenant revenu et très difficile à gérer. Cela a empiré mon hyperacousie et, même si j’espère que mon tympan guérira rapidement et reviendra à la normale, je ne vais pas pouvoir avancer sur ce que je dois faire, et je ne me sens pas à l’aise de partir en voyage en avion comme prévu, sauf amélioration miraculeuse en un jour ou deux. »
« L’audiologue me l’a fait sans mon consentement éclairé il y a un an. En seulement 20 secondes, cela a provoqué dans mon oreille droite des contractions musculaires chroniques (des “coups” que je peux contrôler et qui sont parfois douloureux). Cela a également causé des symptômes de dysfonction de la trompe d’Eustache, comme des oreilles qui se débouchent avec des “pop”. »
“Oui, j’ai eu une aggravation permanente après mon test de ympanométrie que j’ai passé avant de savoir ce qu’était l’hyperacousie. »
« L’une de mes audiométries comprenait un tympanogramme. C’était horrible et la rechute a duré quelques jours. »
« La tympanométrie a provoqué une aggravation physique ; je peux contrôler quelque chose dans mon oreille droite qui provoque un “coup” très fort. Cela fait 4 mois sans aucune amélioration. »
« Ma blessure précédente à l’oreille droite a été réactivée. Tous les progrès obtenus grâce aux stéroïdes ont été anéantis par le fait que mon oreille a été secouée. Si certains médecins avaient pris mes symptômes au sérieux / m’avaient écouté lorsque j’expliquais comment mon barotraumatisme s’était produit, ils auraient peut-être réfléchi à deux fois avant de faire une tympanométrie. »
« Cependant, ma rechute n’était pas due au son — c’était le mouvement physique. Il n’y avait aucun bruit. »
Rechute après des tests de seuil d'inconfort. Que faire?
« Comme le titre l’indique, j’ai eu une rechute de mon hyperacousie douloureuse après ma dernière visite chez l’ORL, lorsque l’audiologiste a effectué un test de seuil d’inconfort (LDL) au milieu de l’audiogramme, parce que l’ORL avait indiqué qu’il fallait le faire, malgré le fait que j’avais clairement expliqué que le son me provoque de la douleur. »
« J’ai développé des crépitements dans une de mes oreilles, une augmentation des acouphènes, une sensibilité accrue, des douleurs en parlant, et parfois une douleur constante même dans le silence. J’ai l’impression que les muscles de mon oreille sont constamment tendus, et il m’arrive d’entendre un “coup” alors que je suis assis dans le silence. Six semaines ont passé et je ne me suis toujours pas rétabli. »
« Cela m’est arrivé aussi, on nous fait passer ce genre de test qui est tout simplement une aberration pour quelqu’un qui souffre d’hyperacousie. »
Attentention avec les audiologues – mes expériences personnelles (test LDL)
« Je me suis rendu compte après coup que je m’étais beaucoup trop poussé et que j’ai fini par être beaucoup plus sensible et souffrir pendant trois semaines après ça. Expérience horrible. »
« J’ai eu une expérience similaire en Paris dans une clinique “prestigieuse”. J’étais furieux de colère. »
« J’ai passé ce même test il y a environ six semaines et je ne m’en suis toujours pas remis. »
La typanométrie a aggravé mon acouphène
« Depuis ce rendez-vous, le son de mes acouphènes a changé. Je l’entends maintenant plus fort dans mon oreille gauche (c’était l’oreille où je n’entendais auparavant qu’un léger sifflement). »
J'ai aggravé mon acouphène avec une tympanométrie et un test de réflexe acoustique
« Depuis, je ressens toujours une gêne dans l’oreille droite (comme si elle était un peu bouchée / sous pression) ainsi qu’une légère douleur qui va et vient. Mon oreille droite “clique” aussi plus fort que d’habitude lorsque j’avale. Cette nuit, j’ai également eu un nouveau type d’acouphène dans l’oreille droite — une sorte de bruit en vagues. Quand je parle, j’ai l’impression de mieux entendre avec mon oreille gauche. »
Un test (une tympanométrie?) fait par un ORL, a aggravé considérablement mon acouphène
« J’ai maintenant un sifflement horrible qui est constant depuis deux jours, sans aucun répit, et il n’est pas aussi facile à masquer avec de la musique ou la télévision que ne l’était l’acouphène sous forme de bourdonnement. »
« Malheureusement, c’est aussi grave maintenant que ça l’était il y a 11 mois. Je ne sais vraiment pas ce que je peux faire maintenant. »
Références
Alibek, S., Vogel, M., Sun, W., Winkler, D., Baker, C. A., Burke, M., & Gloger, H. (2014). Acoustic noise reduction in MRI using Silent Scan: an initial experience. Diagnostic and interventional radiology, 20(4), 360.
Fournier, P., Paquette, S., Paleressompoulle, D., Paolino, F., Devèze, A., & Noreña, A. (2022). Contraction of the stapedius and tensor tympani muscles explored by tympanometry and pressure measurement in the external auditory canal. Hearing Research, 420, 108509.
Jahn, K. N., Hancock, K. E., Maison, S. F., & Polley, D. B. (2022). Estimated cochlear neural degeneration is associated with loudness hypersensitivity in individuals with normal audiograms. JASA Express Letters, 2(6).
Jahn, K. N., Kashiwagura, S. T., & Yousuf, M. S. (2025). Clinical phenotype and management of sound-induced pain: Insights from adults with pain hyperacusis. The journal of pain, 27, 104741.
Matsuo-Hagiyama C, Watanabe Y, Tanaka H, Takahashi H, Arisawa A, Yoshioka E, Nabatame S, Nakano S, Tomiyama N. (2016). Comparison of Silent and Conventional MR Imaging for the Evaluation of Myelination in Children. Magn Reson Med Sci.;16(3):209-216. doi: 10.2463/mrms.mp.2016-0045. Epub 2016 Oct 31. Erratum in: Magn Reson Med Sci. 2017 Oct 10;16(4):362. doi: 10.2463/mrms.err.2016-0045. PMID: 27795484; PMCID: PMC5600027.
Meeus, O. M., Spaepen, M., Ridder, D. D., & Heyning, P. H. V. de. (2010). Correlation between hyperacusis measurements in daily ENT practice. International Journal of Audiology, 49(1), 7–13. https://doi.org/10.3109/14992020903160868
Rycek, K., Keppler, H., Deklerck, A., & Dhooge, I. (2025). Difference in characteristics between tinnitus patients with and without hyperacusis according to three different definitions of hyperacusis. International journal of audiology, 1–9. Advance online publication. https://doi.org/10.1080/14992027.2025.2508736

